Recherche

Boulimie Littéraire

Au fil de mes aventures littéraires…

Mois

avril 2015

Le blues du braqueur de banque (Flemming Jensen)

le-blues-du-braqueur-de-banque-couverture

Le narrateur, braqueur de banque malchanceux, raconte l’histoire alambiquée de Max, homme de l’ombre du Premier Ministre danois.

Max est un génie : il parvient à se sortir des situations les plus complexes, avec aisance et classe.

Max est conseiller politique de haut niveau. Il est l’homme de l’ombre, le génie. Il est malin et avec lui on s’en sort toujours. Seulement cette fois, Max a assassiné son meilleur ami, qui est aussi, accessoirement, le Premier ministre danois. Coincé entre une insurrection groenlandaise et d’âpres négociations internationales, un match Danemark-Suède et l’intervention d’une jeune scoute peut-être pas si cruche qu’elle en a l’air, quel plan génial pourra-t-il échafauder pour se tirer d’affaire ? Un texte décalé et burlesque sur fond de satire politique.

Formidable comédie absurde à souhait qui permet de reconsidérer avec sourire la vie politique du sage petit royaume du Danemark.

The Violence of Organized Forgetting – Thinking Beyond America’s Disimagination Machine (Henry A. Giroux)

violence_forgetting

A une époque où la violence et la guerre semblent se renouveler en permanence, la question de la mémoire historique est essentielle et troublante. Dans cet essai, Giroux démontre minutieusement le processus de la méconnaissance et de la désinformation, associé à une économie néolibérale, développant les inégalités, la pauvreté, les faillites, la mort et la destruction. Ce processus s’accélère et se renforce par le biais d’une éducation limitée des masses, une utilisation de programmes ludiques abêtissant… Comme cet oubli organisé est intimement lié à une violence ambiante, il est indispensable que se développent et s’approfondissent la non violence et une théorie de la responsabilité, de l’espoir et de la démocratie. Selon Giroux, la solution réside dans la capacité de se souvenir du passé pour repenser, rééduquer et recréer le présent.

Dans cet essai très américain, il est effrayant de constater que cette «folie» sociale et politique et cette amnésie ont atteint les autres pays occidentaux à des degrés divers. Le militarisme exacerbé, le système de punition et de surveillance omniprésente touchent de plus en plus la vieille Europe, où la démocratie est atteinte dans ses gènes, où la violence, l’égoïsme et l’oubli produisent un pseudo sens commun dangereux et inculte, et limitent la capacité du peuple à penser de façon critique et constructive.

Cette brillante démonstration de Giroux nous montre un monde de folie, ressemblant beaucoup à « 1984 ». Allons-nous résister à cette folie ?

La compassion du Diable (Fabio M. Mitchelli)

la-compassion-du-diable-2

En 1963, dans la banlieue de Cleveland, une série de meurtre non élucidée débute.

En 1981, Freddy et Victoria, officiers de police criminelle, enquêtent suite à la découverte de corps humains démembrés et stockés dans des barils de plastique bleu, retrouvés dans un parc lors de travaux de botanistes.

Lors de cette palpitante investigation, d’épouvantables charniers  sont découverts…

Incarné par un cannibale, le Diable est à Cleveland… Peut-on lui accorder de la compassion ?

Un thriller qui fait froid dans le dos tout au long de sa lecture… le point culminant qui choque à la fin, même si l’on devine bien en amont le nom du terrible cannibale de Cleveland !

Le style, certes fluide, rappelle malheureusement la langue des séries TV américaines… d’une platitude épuisante…

Cependant, il faut avouer que les descriptions  sanguinolentes créent une ambiance très lugubre et une réelle angoisse qui peut empêcher de tourner les pages !

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑