« Hank Stone et le coeur de craie » est un ‘roman’ des plus déroutant, il faut bien l’avouer…

Carl Watson nous plonge sans pitié dans le monde de Hank Stone.

Hank vit seul dans un quartier pauvre de Chicago, l’Uptown Chicago. Il observe de sa fenêtre les gens, les bruits, les mouvements, bref la vie de la ville telle un film. Prisonnier de sa solitude et de son trouble d’exister, il n’est qu’un observateur inquiet, voire angoissé de ce qui l’entoure.

Carl Watson décrit la pauvreté qui isole et détruit son héros : Hank ne se parle plus qu’à lui-même et limite la communication avec les autres exclus au strict minimum.

Nous devons Hank, nous sommes ses pensées et vivons sa terrible solitude : une solitude que chacun connait à divers niveaux. Rapidement, une sorte de malaise s’installe au fil des pages, une mauvaise conscience d’ignorer l’autre dans le tumulte de nos vies citadines.

On ne ressort pas indemne de la lecture de ce roman qui nous interroge sur la vie intérieure de chacun dans une société où tout va plus vite et plus loin, sans se soucier de l’âme.

L’écriture de Carl Watson est un bijou de finesse et prouve qu’un roman peut être sans réelle histoire !

Une belle découverte littéraire ! Un grand merci à Babelio et aux Editions Vagabonde !